Selon Neel Jani, le fait d’avoir remporté le titre 2016 du Championnat du Monde d’Endurance FIA (WEC) l’a soulagé d’un énorme poids.

Le Suisse fait partie intégrante du projet 919 Hybrid LMP1 de Porsche depuis 2014, et s’est vu récompensé l’an passé de son très gros travail par sa double victoire au Championnat du Monde des pilotes et aux 24 Heures du Mans.

« Je pense maintenant, que nous avons prouvé que nous pouvons gagner, » indique Neel Jani. « J’ai tout raflé d’un coup, et c’était le minimum que je pouvais souhaiter, alors la deuxième fois sera un bonus. Maintenant nous pouvons à nouveau nous réjouir de la victoire, nous n’avons pas seulement besoin de regarder les résultats ! »

A maintenant 33 ans, il fera partie en 2017, au volant de la Porsche n°1, d’un équipage largement remanié. Marc Lieb et Romain Dumas seront remplacés par André Lotterer, rendu disponible par le retrait d’Audi, et Nick Tandy, qui disputera sa première saison complète en LMP1 après s’être imposé au Mans en 2015.

« Je n’ai fait qu’une seule séance d’essais avec eux, mais je connais André depuis longtemps, nous avons le même préparateur physique et nous nous sommes entrainés ensemble en Autriche à plusieurs reprises. Je ne connais pas Nick aussi bien, mais nous savons tous qu’ils sont tous les deux rapides.

« Il n’y a pas grand chose à ajouter à propos d’André, son palmarès parle pour lui. Quant à Nick, il a déjà prouvé en 2015 qu’il était prêt pour un volant d’usine en LMP1. Je suis donc impatient de partager le cockpit avec eux. »

Neel Jani s’attend à une compétition plus serrée avec Toyota en 2017, et sait aussi que Porsche ne pourra pas se permettre de se reposer sur ses lauriers pour conserver son titre.

« J’espère que cela va être serré et que les deux constructeurs seront proches, parce ce que c’est ce que nous avons vu l’an dernier et qui rendait les choses intéressantes, » poursuit-il.

« Il y aura des évolutions, il est certain que nous devons progresser car nous savons que Toyota était sur nos talons à la fin de l’année dernière, et qu’ils auront de grosses évolutions sous le coude. Il nous faudra faire quelque chose. Quant à savoir si ça suffira, nous verrons bien. »

Neel Jani admet toutefois qu’il n’accordera pas une trop grande signification au fait d’arborer en 2017 le numéro 1 sur les portières de sa Porsche 919 Hybrid.

« Ca m’est déjà arrivé en Formule Renault, pendant mes premières années – je n’accorde pas trop d’importance au numéro de la voiture, » confirme-t-il.

« Au final, je pense que ce dont nous avons besoin, c’est d’un bon équipage, et aussi d’une bonne part de chance. »